IT's A WONDERFUL LIFE

«La vie est belle», de Frank Capra (U.S.A., 1946)

James Stewart
Donna Reed
Lionel Barrymore
Thomas Mitchell
Gloria Grahame
Samuel S.Hinds
Ward Bond
H. B. Warner
Henry Travers
Todd Karns
Beulah Bondi
James Stewart
Donna Reed
Lionel Barrymore
Thomas Mitchell
Gloria Grahame
Samuel S.Hinds
Ward Bond
H. B. Warner
Henry Travers
Todd Karns
Beulah Bondi

la petite histoire…

afficheaffiche originale

Après quatre années de guerre c'est Frank Capra qui décide James Stewart à retourner sur les planches.

Mais, après le tournage, l'acteur voulait mettre un terme définitif à sa carrière de comédien. Selon les dires de Capra, "après avoir piloté un B-29, Jimmy a eu du mal à se réintégrer au monde du cinéma et pour lui, jouer lui semblait ridicule et superficiel après ce qu'il avait vécu pendant la guerre. "

James Stewart : « Nous avons tous les deux fait la guerre pendant quatre ans et demi. L’histoire était complètement originale; elle ne venait ni d’un livre, ni d’une biographie, ni d’un événement réel. Je me souviens que Frank m’a appelé et m’a dit qu’il avait une idée… Bon ! quand j’ai entendu l’histoire, j’ai dit : ‘Frank, si tu veux faire un film sur un ange nommé Clarence qui n’a pas encore gagné ses ailes et sur le fait que je vais me suicider, alors je suis ton homme» !

On sut beaucoup plus tard que grâce, à l'encouragement de Lionel Barrymore, Stewart continua sa carrière de comédien: «Je comprends que vous ayez l’impression que jouer la comédie ne soit pas une activité suffisamment noble. Est-ce que vous vous rendez compte que vous apportez de l’émotion à des millions de gens, que vous leur donnez leur raison de vivre, que vous leur procurez le sens de l’exaltatio ? Quel autre métier possède ce pouvoir ? Un mauvais acteur est un mauvais acteur. Mais jouer la comédie est l’un des métiers les plus vieux et les plus nobles, jeune homme !»


La Liberty Film…
afficheaffiche française

Pour ce film, Capra s'associe avec les réalisateurs William Wyler et George Stevens, y ajoutant le producteur Sam Briskin, pour fonder une compagnie de production indépendante, la "Liberty film Inc". Malheureusement, l'échec commercial de «La vie est belle» en décidera autrement et la compagnie sera rachetée par la R.K.O.

Frank Capra: "Je trouvais quant à moi, que c’était mon meilleur film. Il n’était pas destiné à des critiques blasés ni à des intellectuels languissants. C’était mon genre de film, et il était destiné à mon genre de public… C’était un film qui disait à ceux qui avaient perdu le goût de vivre, à ceux qui avaient perdu courage, à ceux qui avaient perdu leurs illusions, au pochard, au drogué, à la prostituée, à ceux qui étaient derrière les barreaux de prisons et à ceux qui étaient derrière des rideaux de fer qu’aucun homme n’est un raté ! Il montrait à ceux qui étaient lents de corps et d’esprit, aux sœurs aînées condamnées à rester vieilles filles, qu’une vie humaine est en contact avec un certain nombre d’autres vies humaines. Et que, si elle n’existait pas, elle laisserait un vide terrible".

C'est bien des années plus tard que, auprès des Américains, le film prit une grande notoriété grâce à la télévision et à sa diffusion pour les périodes de Noël.

«La vie est belle» est sorti en France en août 48, faisant 607 141 entrées: il est clair que sortir un film pendant la période estivale n'est pas un avantage.

Cette année-là, «Bambi» (1942) est en tête du box office avec 10 679 024 entrées, tandis que l'on retrouve dans le top 20 des films tel que «La chartreuse de Parme» (1947), «La bataille de l'eau lourde» (1947), «Les enchaînés» (1946) et «Ali Baba et les quarante voleurs» (1944).

Fernand Cabrelli

Sources : documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Ed.8.1.1 : 1-9-2016