A MATTER OF LIFE AND DEATH

«Une question de vie ou de mort», de Michael Powell, Emerci Pressburger (Grande-Bretagne, 1946)

David Niven
Kim Hunter
Robert Coote
Kathleen Byron
Raymond Massey
Marius Goering
Roger Livesey
Abraham Sofaer
Lois Maxwell
Richard Attenborough
David Niven
Kim Hunter
Robert Coote
Kathleen Byron
Raymond Massey
Marius Goering
Roger Livesey
Abraham Sofaer
Lois Maxwell
Richard Attenborough

la petite histoire…

afficheaffiche originale

Ce film est le fruit d'une association entre le réalisateur Michael Powell et le scénariste Emeric Pressburger qui se sont connus en 1938, par l'intermédiaire du producteur Alexander Korda . Cette rencontre est l'un des événements les plus heureux de l'histoire du cinéma britannique. Après avoir réalisé quelques films ensembles, en 1943 ils fondèrent leur propre société de production, «The Archers».

Le film eut une très bonne audience en Angleterre et on peut affirmer que c'est leur premier chef-d'oeœuvre. Bien d'autres suivront comme «Le narcisse noir» (1947), «Les chaussons rouges» (1948) ou encore «Les contes d'Hoffmann» (1951).

«Une question de vie ou de mort» est d'abord, et avant tout, un film de commande officielle du gouvernement britannique – pour être plus précis, du ministre Jack Beddington – selon les dire de Powell lui-même : une œoeuvre diplomatique pour entretenir les relations américano-anglaises, traitée d'une façon sérieuse par Powell mais saupoudrée par des éléments de comédie par Pressburger. Le projet du film date de 1944 mais, à l'époque, les pellicules technicolor étant réquisitionnées par l'armée, il fallut attendre la fin des hostilités pour entreprendre ce film dont l'idée de base était de dissocier la terre et le paradis l'un en couleurs et l'autre monochrome.


Le chemin du paradis…
afficheLobby Card américaine

«Une question de vie ou de mort», d'après Michael Powell lui-même, prend une place importante parmi toutes ses réalisations, dont il souligna notamment le contenu innovateur pour l'époque, annonciateur d'autres chefs-d'oeœuvre à venir. Le chef opérateur Jack Cardiff le considère comme une fantaisie extravagante et pleine d'esprit aux décors merveilleux en Technicolor, par ailleurs magnifiquement interprétée.

Le journal de bord d'un aviateur anglais qui avait réellement survécu à une chute d'avion dans la mer passa réellement entre les mains d'Emeric Pressburger qui, avec Powell, a développé ce personnage réclamé aussi bien par le ciel que par la terre avec l'intention de rendre les deux royaumes aussi vrais que possible.

Quelques inspirations au sujet de l'état médical de Peter proviennent du livre autobiographique «A Journey Round my Skull/Un voyage autour de mon crâne» écrit par un romancier hongrois, Frigyes Karinthy.

L'escalator énorme, liant ce monde avec l'autre, appelé "Operation Ethel", a demandé trois mois de construction et coûté 3 000£ (en 1946). "Ethel" avait 106 marches, commandé par un moteur l'entraînant dans un seul sens de marche (vers le haut, bien sûr).

Richard Attenborough fait une brève apparition au début du film dans le rôle d'un aviateur anglais arrivant au paradis.

Aux Etats–-Unis le film fut exploité sous le titre de «Stairway to Heaven».

Malgré les compliments élogieux à la suite de sa présentation à la Cinémathèque Française juste après la guerre, le film sort en France deux ans plus tard (septembre 48). La critique française fut très partagée. En salle, moins de 150 000 milles personnes allèrent le voir.

Fernand Cabrelli (mars 2006)

Sources : Revue "Positif", documents personnels, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

Ed.8.1.1 : 31-10-2016