Giuliano GEMMA (1938 / 2013)

… un séducteur au charme latin…

… un séducteur au charme latin… Giuliano Gemma

Mes filles ont eu 12 ans… Et à 12 ans on rêve… On rêve aux épopées romanesques que l’on voit sur les écrans, et aux beaux aventuriers séduisants qui défendent leur belle !

Quelques années plus tard, elles m’ont demandé de penser à un comédien qui a enchanté leur jeune adolescence : Giuliano Gemma, le beau Nicolas des «Angélique…». J’ai voulu leur faire plaisir et suis partie à la rencontre de ce comédien au charme latin que je ne connaissais pas beaucoup.

Quand on se lance dans un dossier, on ne sait vraiment jamais qui en fin de compte, l’on va découvrir. J’ai rencontré un comédien malicieux, élégant, réputé très sympathique, et dont la renommée va jusqu’au Japon… Si on l’a beaucoup vu dans des westerns italiens, on le repère aussi dans des rôles plus graves où l’on apprécie encore plus son jeu d’acteur et son talent…

Je vous laisse donc faire plus amplement sa connaissance, non sans avoir précisé que ce dossier n’aurait jamais été aussi complet si je n’avais bénéficié de l’aide efficace de trois spécialistes : Aline Paille, Curd Ridel, dessinateur de bande dessinée, et Karim-Pierre Bahechar, figurant sur l’un des films de notre héros. Tous les trois, nostalgiques du western à l’italienne, ont généreusement mis à ma disposition leurs connaissances, leurs souvenirs et toute leur collection de photos, films, affiches et articles. Qu’ils en soient tous les trois remerciés !

Donatienne

Un jeune Romain sculpteur…

Giuliano GemmaGiuliano et sa maman, en 1954

C’est à la veille de la seconde guerre mondiale, que naît Giuliano Gemma; plus exactement le 2 septembre 1938 à Rome. Les hostilités qui commencent font qu’il se trouve éloigné de la capitale latine, pour vivre à Reggio Emilia, non loin de Parme. Il séjourne dans cette cité avec sa maman et ses grands parents.

C’est la guerre… Avec ses copains, il s’occupe et joue avec tout ce qui se présente. Mais il a une passion particulière :au bord d’un point d’eau, il creuse de ses petites mains la terre humide, se mettant à transformer les mottes en figurines qu’il fait sécher sous le soleil. Puis il les colore et en garnit sa crèche au moment de Noël. "Quelle joie pour moi ! J’étais tellement orgueilleux et fier de ces statuettes, même si elles n’étaient pas toujours aussi belles, mais c’est moi qui les avais fabriquées, tout seul."

Il cultivera cette passion toute sa vie…

Un jour, alors qu’il n’est encore qu’un petit garçon, il s’amuse dans un champ lorsqu'explose un engin militaire. Miraculé, il en sort vivant, mais il en garde une blessure dont il porte encore la trace sur la pommette gauche. Une cicatrice qu’il ne cherchera pas à cacher tant elle fait partie de son personnage.

Un adolescent sportif…

Les années passent… Giuliano a gagné Rome en 1944 avec ses parents. Il y vit désormais les jours heureux de l’après-guerre. Il va à l’école dans le quartier du Trastevere, au cœur de la capitale latine.

Adolescent, il est déjà beau garçon. Adepte de la culture physique et de la musculation, c’est un passionné de sport : il joue au tennis, pratique la natation et le plongeon (spécialité qu'il mettra en oeuvre dans plusieurs de ses films). Il préfère surtout la boxe; on rapporte même qu’il a gagné plusieurs combats sur le ring.

A la même époque, il commence à s'intéresser au cinéma, naturellement attiré par les héros d’aventures. Son idole est alors Burt Lancaster. Il ne sait pas encore qu’il sera quelques années plus tard à ses côtés sur l’affiche d'un film. Mais nous n’en sommes pas encore là car, Pour l'instant, le jeune homme accomplit sa période militaire dans le corps des sapeurs-pompiers…

Un jeune acteur charmeur…

Giuliano Gemma«Le retour des titans» (1963)

Il apprend que l’on recrute de jeunes athlètes pour interpréter des figurants romains dans une grande fresque de la MGM, «Ben-Hur». Certaines scènes sont tournées en Italie. Se présentant, il est retenu, sa carrure se prêtant tout à fait aux exigences du genre.

D’autres apparitions s'ensuivent : «Messaline» (1959), «Arrangiatevi» (1959, en boxeur !), «Les cosaques» (1960), etc .

Le premier grand titre qui le fait connaître et lance véritablement sa carrière est incontestablement «Les titans» (1961). Le réalisateur Duccio Tessari, dont il sera l’acteur fétiche, l’a retenu pour un rôle secondaire mais, en voyant les essais, change d'avis et en fait la vedette du film. Il s’agit d’un peplum, comme souvent parodique. Giuliano, qui arbore pour la circonstance une surprenante tignasse blonde, profite de l'opportunité pour mettre en valeur ses talents d’acrobate, de sportif et de cascadeur. Bataillant avec plaisir, il adopte un ton dans ce film qui sera un peu son image de marque et que l’on retrouvera par la suite: décontracté, ne se prenant pas au sérieux, malicieux, adressant des sourires complices à son public !

"Monsieur Monde" et "Monsieur Univers" dans les années 70, Serge NubretSerge Nubret se bat contre lui dans le film. Il se souvient du tournage : "Dès mon arrivée, j’ai rencontré Giuliano, le héros du film, avec qui j’ai répété pendant plusieurs semaines, le grand combat de Rathor (moi) contre Krios (lui). C’était un gymnaste rompu à tous les exercices ! Lui non plus n’avait pratiquement jamais fait de cinéma, tout juste un peu de figuration… Il s’était fait décolorer les cheveux pour les besoins du film" (témoignage rapporté par Sciarra Derry).

En 1962, Pierre-Gaspard-Huit, réalisateur français, entreprend un nouveau tournage en Espagne et au Maroc : «Shéhérazade», avec Anna Karina et Gérard Barray. afin de compléter la distribution, on recherche deux acteurs pour jouer les compagnons de croisade du héros. On choisit Gil Vidal et Giuliano Gemma. 1 375 848 spectateurs français le découvrent vraiment. Les comédiens sympathisent et cette camaraderie aura des conséquences importantes…

L'ayant aperçu dans «Les titans», Luchino Visconti fait appel à Giuliano pour le rôle d'un général de Garibaldi dans «Le guépard» (1963). Même s’il ne s’agit que d’une présence discrète, le jeune comédien se retrouve ainsi à l’affiche avec son idole de jeunesse, Burt Lancaster. Il y rencontre également Alain Delon et un jeune acteur inconnu du public, Mario Girotti, qui deviendra célèbre par la suite sous le nom de Terence Hill.

La même année, le réalisateur Michele Lupo tourne «Maciste, l'eroe pui grande del mondo». Usant d'une supercherie assez commune en ce temps là, les distributeurs français le présentent sous le titre «Le retour des titans». Mais qu'on ne se méprenne pas: le film n'est pas la suite du précédent. Giuliano Gemma y incarne Andros, tandis que le personnage principal, Maciste, est personnifié par Mark Forest. Ton différent et plus pur, dans la tradition des peplums réalisés dans les années 60. La critique fut indulgente pour notre vedette : "… Giuliano Gemma, jeune acteur, se révèle être en tous points excellent dans ce rôle de héros bondissant et romantique." (extrait du livret thématique de Sciarra Derry).

Le beau Nicolas…

Giuliano GemmaT'as de beaux yeux, tu sais !

Nous sommes en 1964. En France, Bernard Borderie projette de porter au cinéma les célèbres romans d’Anne et Serge Golon, narrant l’histoire de la belle Angélique, marquise des Anges. Il peaufine son affiche et tout naturellement propose à Gérard Barray, qu’il connaît bien, le rôle de Nicolas. Mais celui-ci, ayant par ailleurs d'autres projets, n’est pas séduit par le rôle. Il souffle au rélisateur le nom de Giuliano Gemma, qui devient ainsi le “beau Nicolas” dans les deux premiers volets de la célèbre saga.

Curieusement, Le Nicolas du premier opus, «Angélique, marquise des anges», devient Calembredaine pour le second («Merveilleuse Angélique») ! Rien qu'en France, au cours de ces deux épisodes, près de 5 500 000 spectateurs admirent la belle Angélique et, par la même, le charmant Giuliano Gemma.

Remarque amusante: son partenaire dans le film, le comédien Claude Giraud, le doublera à plusieurs reprises en langue française, notamment dans «Robin des bois» (1970) et dans quelques téléfilms.

Si certains interprètes de cette série se montrèrent sévères avec leur rôle, allant parfois jusqu'à regretter leurs participations (Michèle Mercier, Jean Rochefort), Giuliano garde un bon souvenir de ce tournage et aurait été ravi que Robert Hossein fasse appel à lui, pour un autre rôle bien sûr, lors de la reprise en spectacle mis en scène à Paris il y a quelques années.

Giuliano, Montgomery, Ringo … et autres Gringos !

Giuliano Gemma… un pseudonyme pour les westerns

La mode des péplums éteinte, les producteurs inventent un style nouveau dans la ligne des premières oeuvres de Sergio Leone, le western italien. Le charisme de Giuliano Gemma, sa carrure et son aptitude à se glisser dans la peau de personnages assez violents malgré sa face d’ange, vont l'amener à incarner ces cow-boys “modernes”.

Patrick Glanz, nous le dira un jour, le western italien tient une place à part dans le genre. Lié à des metteurs en scène comme Sergio Leone ou Duccio Tessari, sur une musique fréquemment signée Ennio Morricone, la plupart du temps tournés en Espagne, ces films ont leurs inconditionnels. Souvent marqués par une grande violence, ces “westerns spaghetti” laissent en abondance des cadavres sur la piste ! Heureusement, quelques touches d’humour viennent souvent atténuer ce côté sanguinaire.

A cette occasion, notre héros se pare d'un nom à la sauce yankee, exigence de la production, sans doute pour introduire une confusion sur l'origine des oeuvres, qui ne trompera pas longtemps son monde. C’est ainsi qu’il se voit attribué du pseudonyme de Montgomery Wood : "Mon producteur me demandait quel nom j’aurais voulu, mais cela m’était égal car cela ne m’intéressait pas. Il a donc choisi pour moi". Giuliano se résigne…

Sous ce patronyme fantaisiste, il entame donc une série de films autour du personnage de Ringo, un aventurier moqueur et quelque peu cruel, dans deux opus, sous la houlette de l'inévitable Duccio Tessari : «Un pistolet pour Ringo» (1965) et «Le retour de Ringo» (1965), sur une musique appropriée de Ennio Morricone. Si le second reprend de façon lointaine le thème de l’Odyssée, Giuliano avouera s’être davantage diverti dans le premier volet. Les deux épisodes furent entièrement tournés en Espagne.

Le justicier reprend du service dans «Le dollar troué» (1965), signé Calvin Jackson Padget, habitué des fresques mythologique lorsqu'il s'appelait plus banalement Giorgio Ferroni. Incarnant un ancien officier sudiste, Garry, le beau cow boy enrôlé par un parrain, se fait tirer dessus; mais un dollar bien placé lui sauve la vie. Au générique, relevons la présence de l’acteur français Pierre Cressoy qui travaille depuis longtemps pour le cinéma italien.

Son quatrième western de l'année, «Adios gringo» mis en scène par George Finley (Giorgio Stegani) bénéficiant (?) cette fois d’une musique de Benedetto Ghiglia, est tourné en Italie.

En 1966, Giuliano Gemma enfourche encore sa monture à cinq reprises ! Nous retiendrons «Arizona Colt» de Michele Lupo qui le met en scène pour la deuxième fois (ils feront ensemble 6 longs métrages). Face au vilain Gordon (encore une fois Fernando Sancho), il sait prendre son temps dans les décisions et son "Je vais y réfléchir…" devient un leitmotiv culte… Beaucoup de violence surréaliste : c’est le western-spaghetti ! Co-production oblige, l’actrice Corinne Marchand vient apporter une retouche hexagonale à cet Ouest péninsulaire.

D’autres westerns s’enchaînent… En 1967, Gemma rencontre Lee Van Cleef dans «Le dernier jour de la colère», un face-à-face intéressant. Puis il donne la réplique au comédien français Serge Marquand dans «Wanted».

Même si l’on n’ est pas un adepte du genre, force est de reconnaître le charisme de l’acteur qui saura à lui seul sauver certaines de ces œuvres par son talent et sa décontraction naturelle.

Rangé des chevaux…

Giuliano GemmaSérie TV «Il capitano» (2005)

Sans faire oublier la prestation légendaire d’Errol Flynn, l'heureuse réincarnation du héros de Sherwood Forest, «La grande chevauchée de Robin des bois» (1970), constitue un spectacle plutôt sympathique: panache, humour, acrobaties, amour et jolie musique de fond ! Giorgio Ferroni rassemble Giuliano Gemma, Pierre Cressoy et Mark Damon.

Citons rapidement quelques films “humoristiques” desservis par des titres malheureux («Les anges mangent aussi des fayots», etc) qui ne resteront pas dans la liste des chefs-d’œuvre, mais qui connurent un grand succès en Italie et en Allemagne. Relevons davantage un nouveau face-à-face remarquable en 1972, avec Kirk Douglas cette fois, dans «Un homme à respecter» (1972) : "Kirk Douglas assène en visant mal, un violent coup de poing sur le visage de Giuliano. Il s'en excuse, est désolé. Giuliano lui répond ‘non non ! ce n’est rien Mr Douglas… ’ et le légendaire Spartacus de lui répondre… ‘Call me Kirk !’ " (souvenir rapporté par Vera Gemma).

En 1975, il est choisi pour «Le désert des Tartares», cotoyant des acteurs prestigieux comme Vittorio Gassman, Philippe Noiret, Max Von Sydow… De l’avis de beaucoup, et notamment de sa fille Vera, ce serait là son meilleur rôle : "Mon père y joue pour la première fois, le rôle d’un méchant, sans pitié et je le trouve excellent. Cela a été magnifique de le voir dans un rôle si différent et de constater qu’il était à la hauteur pour jouer un tel méchant…Pour la première fois, je voyais mon père rasé avec une détermination et des yeux qui faisaient peur…J’ai vraiment vu Le Comédien et j’ai pensé qu’il passait d’un rôle à un autre avec une facilité incroyable". Sa performance valut à l'acteur le "Donatello" du meilleur acteur, équivalent transalpin de nos César nationaux.

Giuliano enchaîne quatre autres films cette année là, dont deux avec Ursula Andress et Jack Palance («Africa express» et «Les sorciers de l'île aux singes»).

De retour au western, «Sella d’argento» (1978) lui donne l’occasion d’avoir pour partenaire un petit garçon, le jeune Sven Valsecchi. Vera confiera qu’il était très attaché à ce petit bonhomme, lui qui rêvait d’avoir un fils. En souvenir, il aura gardé la fameuse selle du titre.

Il tient également un rôle dans «La légion saute sur Kolwezi» (1980), reconstitution du raid historique mise en scène par un spécialiste français de la prise de vues, Raoul Coutard.

Evoquons un film particulier : «Afghanistan, pourquoi ?», superproduction marocaine tournée au Maroc ( Tétouan et Chefchaouen ) en 1983 par le réalisateur marocain Abdellah Mesbahi. Ce film de guerre bénéficie de la participation de grands artistes internationaux. Hélas, suite à un conflit d'ordre financier entre les producteurs saoudiens et le réalisateur, le tournage, interrompu pendant deux ans ne fut repris qu'en 1985. Ce film reste encore inédit en Europe.

Les prestations que Giuliano Gemma fournira ensuite seront toujours de bonne qualité en ce qui le concerne, même si les histoires ne sont pas forcément à la hauteur… Une dernière tentative de western («Tex et le seigneur des abysses», 1985) n’aura pas le succès escompté. Par la suite, il retrouvera sur les plateaux Claudia Cardinale, Philippe Noiret, Max von Sydow et bien d’autres…

Vers la télévision…

Comme nous le savons, les modes changent… et Giuliano n'a aucun préjugé à se tourner vers les réalisations télévisées. On aime ainsi le retrouver dans des fictions sentimentales ou romanesques, comme celle de Philippe Monnier, «La moglie nella cornice» (1991) qui lui donna Corinne Touzet pour partenaire, mais aussi «Rally» (1988) aux côtés de Maurice Barrier et de Pascale Audret, «Premier de cordée» (1999), «Pompéi» où il est l’empereur Tito, et de manière plus étonnante dans une évocation du Pape Jean-Paul II.

L'homme…

Giuliano GemmaGiuliana, Giuliano et Vera

Quel homme est-il donc ce beau Nicolas qui a fait rêver tant de jeunes filles dans les années 60 ? De l’avis de tous, de ceux qui l’ont approché comme de la presse, c’est un homme élégant dans tous les sens du terme, extrêmement sympathique, possédant un bon sens de l’humour, sachant ne pas se prendre au sérieux, doté d'un charisme évident et bien sûr, infiniment séduisant. Tellement qu’il aura inspiré des illustrateurs de bandes dessinés destinées aux adolescents, comme cette aventure de Bob Morane, «Le secret des 7 temples» !

Il est une grande vedette, dans son pays bien sûr mais aussi au Japon, où il est carrément une idole. Au pays du Soleil Levant, il provoque des crises d’enthousiasme à la limite de l’hystérie ! Son aura est telle que de grandes firmes mondialement connues l’auront choisi pour symboliser leur image de marque sur les marchés occidentaux !

On apprend sans étonnement qu’il est apprécié dans la profession. Sergio Leone était son meilleur ami. En outre, il a cotoyé quelques unes des grandes stars du cinéma, Marcello Mastroianni, Anthony Quinn, etc.

En fouillant un peu, nous découvrons un homme éclectique dans ses goûts. Le fait d’avoir pratiqué plusieurs sports lui aura certainement permis de garder, même dans sa 70e année, une silhouette jeune et enviable.

Mais aussi notre vedette se double d'un artiste dans l’âme, notamment attiré par la sculpture depuis ses plus tendres années. Sur son site officiel, on peut découvrir ses œuvres qui dénotent un don certain. Que ce soit des représentations d’hommes ou celles d’animaux, elles révèlent un talent remarquable. Sa statue de Charlie Chaplin et Jackie Coogan aura servi de décor au Festival du cinéma de Rome.

Sur sa vie privée, Giuliano Gemma se montre très discret, les gens heureux n’ayant pas d’histoire. En 1961, il a rencontré à Paris Natalia Roberti, une jeune étudiante en peinture qui préparait une exposition. Ils se sont plu, ont eu deux filles, Giuliana en 1969, et Vera en 1970 (toutes deux ont fait de la comédie). et se sont finalement mariés en 1973. Toute vie a ses joies, mais aussi ses chagrins… Natalia est décédée en 1995 d’un cancer. Giuliano a refait sa vie avec Baba Richerme, une animatrice à la radio.

Voici donc dressé le portrait d’un acteur au charme certain, qui a su enchanter son public jusqu’à l’autre bout du monde. La dernière partie de sa carrière nous laisse penser qu’il aurait certainement pu tenir des rôles plus construits et camper des personnages plus profonds que ceux qui lui ont été proposés dans sa jeunesse. Il en avait le physique, il en avait le talent.

Giulano Gemma a trouvé la mort le 1er octobre 2013, à la suitte d'un accident de la circulation survenu à Cerveteri, près de Rome. Il nous reste l’image d’un agréable comédien malicieux et séduisant, à la popularité méritée. Merci Monsieur Gemma.

Documents…

Sources : Curd Ridel, Karim-Pierre Bahechar (figurant aux côtés de Giuliano Gemma sur «Afghanistan pourquoi») et Aline Paille,fans de l'acteur, documents personnels, Imdb, plusieurs images glanées çà et là, dans divers ouvrages ou sur la toile, au cours de nombreuses années de vagabondage, et dont je n'ai pas toujours gardé trace de l'origine.

La musique de fond, signée Ennio Morricone, est extraite du film de Giulio Petroni, «Ciel de plomb» (1968).

Citation : ""Mon père, il a un visage ! Tu lui fais un premier plan, il parle le cinéma, il te raconte le cinéma, il ‘odore’ le cinéma…C’est magique et cela est au-delà de lui… C’est un don de Dieu, je crois. Quand je le regarde, je n’arrive pas à penser qu’il aurait pu faire autre chose que du cinéma ; il a vraiment une beauté qui était destinée à tout le monde."" (Vera Gemma, la fille de Giuliano, s'exprimant en français)

Donatienne (mai 2008)
Ed.7.2.1 : 12-6-2015