Anthony MANN (1906 / 1967)…

… ses westerns

Anthony Mann

Les westerns d'Anthony Mann :

  • 1950 - «Devil's Doorway»
  • 1950 - «Winchester '73»
  • 1950 - «The Furies»
  • 1952 - «Bend of the River»
  • 1953 - «The Naked Spur»
  • 1954 - «The Far Country»
  • 1955 -«The Man from Laramie»
  • 1955 - «The Last Frontier»
  • 1957 - «The Tin Star»
  • 1958 - «Man of the West»
  • 1960 - «Cimarron»
Patrick Glanz

«Winchester '73» (1950)

FICHE TECHNIQUE :

U.S.A., 1950, 92 minutes, noir et blanc

REALISATION : Anthony MANN.

SCENARIO : Borden CHASE, Robert RICHARDS, histoire de Stuart N.LAKE.

IMAGE : William DANIELS.

MUSIQUE : Joseph GERSHENSON.

MONTAGE : Edward CURTISS, Kurt BLOMENFELD.

DIRECTION ARTISTIQUE : Bernard HERZBRUN, Nathan JURAN.

DECORS : Russell A.GAUSMAN, A.Roland FIEDS.

COSTUMES : Yvonne WOOD.

SON : Leslie I.CAREY, Richard de WEESE.

MAQUILLAGE : Bud WESTMORE.

ASSISTANT REALISATEUR : Jesse HIBBS.

DIRECTION de PRODUCTION : Dewey STARKEY.

PRODUCTION : Aaron ROSENBERG, Universal International.

INTERPRETES :

James STEWART ..

Shelley WINTERS ..

Dan DURYEA ..

Stephen McNALLY ..

Millard MITCHELL ..

Charles DRAKE ..

Will GEER ..

Jay C.FLIPPEN ..

Rock HUDSON ..

Steve BRODIE ..

James MILLICAN ..

John ALEXANDER ..

Tony CURTIS ..

Abner BIBERMAN ..

James BEST ..

Gregg MARTELL ..

Frank CHASE ..

.. Lin McAdam

.. Lola Manners

.. Waco Johnnie Dean

.. Dutch Henry Brown

.. High Spade

.. Steve Miller

.. Wyatt Earp

.. sgt.Wilkes

.. Young Bull

.. Wesley

.. Wheeler

.. Jack Riker

.. Doan

.. Latigo Means

.. Crater

.. Mossman

.. un cavalier

SUJET :

La Winchester 73 est l’arme qui a conquis l’ouest.

Lin Mc Adam (James Stewart) qui poursuit un criminel, qui n’est autre que son frère Dutch Harry Brown (Stephen Mc Nally), en gagne une lors d’un concours de tir. Mais son frère va la lui voler.

Puis, c’est un marchand d’armes et un indien qui vont avoir l’arme entre leurs mains. On suit donc le parcours du héros à la poursuite de l’arme et de son frère…

ANALYSE :

Troisième western de Mann et le premier de la série tourné avec James Stewart, «Winchester 73» a été réalisé en 1950 en noir et blanc. Il est, autant sur le plan historique que formel, la réelle introduction à tout ce qu’allait faire par la suite le réalisateur. Et, même si le film n’a pas la profondeur des suivants, il marque une date importante dans la carrière du metteur en scène mais aussi dans l’histoire du cinéma et du western.

A bien y regarder, tous les thèmes de Mann sont dans «Winchester 73»: le parcours individuel d’un homme, sa recherche de justice et de vengeance, la lutte du bien et du mal.

L’originalité du film réside dans le scénario qui suit le parcours circulaire d’une carabine : la Winchester 73. Elle passe de mains en mains et sa possession devient un enjeu capital. James Stewart (Lyn Mc Adam) qui l’a gagnée lors d’un concours de tir se la voit voler par son frère, qui a déjà tué son propre père. L’analyse biblique nous pousse vers Caïn et Abel…

Anthony Mann et James Stewart s’étaient connus au théâtre en 1934 et ne s’étaient pas revus durant dix ans. Quand Mann est engagé par Universal pour le film, il pense immédiatement à son pote. Vous connaissez la suite: une série de western remarquable dans laquelle Stewart va modifier son image mais aussi celle du héros traditionnel du western. Il marqua ainsi toute une génération d’acteurs et Mann toute une génération de réalisateur (Aldrich, Ray, Peckinpah).

Le scénario de «Winchester 73», signé Borden Chase et Robert L. Richards, est une remarquable adaptation du roman du Stuart N.Lake intitulé «Big Gun». Le contexte historique y est assez travaillé et on retrouve parmi les personnages un certain Wyatt Earp (le héros de OK Corral). Il est ici présenté de façon assez débonnaire et est magnifiquement interprété par Will Geer, qu’on reverra 22 ans plus tard aux cotés de Robert Redford dans «Jeremiah Johnson» de Sydney Pollack.

On découvre aussi dans le rôle du vrai méchant Dan Duryea, habitué des films noirs (il avait déjà tourné avec Mann dans «la Cible vivante»), dans celui de l’indien Rock Hudson et dans celui de la femme de saloon, l’expressive Shelley Winters.

C’est Anthony Mann, lui-même, qui a le mieux résumé le film : "un western honnête et franc".

DOCUMENT : Affiche américaine (half sheet)

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Ed.7.2.2 : 20-4-2016